Déreglementation financière ou réglementation foncière?
Les plumes abondent dans le sens de l’attribution des causes de la crise immobilière actuelle à une dérèglementation du secteur financier américain. Les opposants du laisser faire ont trouvé une preuve sans contest à leur protestation contre les pratiques démesurées et insoutenables des réajustements automatiques des mécanismes du marché. Ce n’est malheureusement pas la main invisible qui en est seule coupable, l’ambiguïté du rôle de l’État dans la gestion de ses entreprises de refinancement hypothécaire (Fannie mae et freddie mac) et la disparité des dispositions de réglementation foncières du secteur immobilier en sont pour beaucoup.
Premièrement garantir une ligne de crédit pour assurer le rachat des prêts hypothécaires aux organismes de crédits, dégage ces derniers de toute responsabilité morale (oups, un exemple classique d’aléa moral).
Deuxièmement, une réglementation (zonage et limitation à l’accès au permis de construire) foncière crée une surenchère et provoque une redistribution financière antisociale.
Qui devrait-on blamer maintenant?